Evasion, papy fait de la résistance

Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées. Il teste lui-même l’efficacité de ses bâtiments en se faisant enfermer puis en s’évadant. Contacté par une société privée souhaitant tester un concept révolutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier. Piégé dans ce complexe ultra-moderne, harcelé par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray découvre une conspiration pour le faire disparaître à jamais. Sa seule chance de survie : une alliance avec Emil Rottmayer, un co-détenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de s’évader, ils vont d’abord devoir se faire confiance.

Escape Plan Movie

Evasion, l’affiche du film.

Stars incontestées du cinéma hollywoodien des années 80 et 90, Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone incarnent à eux seuls tout un pan de l’histoire du blockbuster d’action, dont ils ont traversé toutes les époques, tous les genres et connus tous les excès : entendez par là le temps où l’un appelait l’autre pour lui dire qu’il venait de signer un contrat à plusieurs millions de dollars, avant que l’autre ne le rappelle quelques jours plus tard pour le narguer avec son prochain film, pour lequel il sera mieux payé. Histoire vraie de ce bon vieux temps où les muscles et les explosions n’avaient pas encore été remplacées par les effets spéciaux, et où le concours de bistouquette entre Sly et Arnie était ponctué de petits clins d’oeil ciné (le président Schwarzenneger dans Demolition Man, Stallone en Terminator dans Last Action Hero).

Stallone Schwarzenegger

« C’est moi qui aie la plus grosse ! » « Non c’est moi ! »

Depuis cet âge d’or des Joel Silver, Carolco et autres True Lies, de l’eau a coulé sous les ponts. Terminator a étoffé son CV (5 fois Mr Univers, roi d’hollywood) en devenant Governator de l’état le plus riche d’Amérique (la Californie, ndlr), tandis que Mr Sylvestre, après une période creuse de films ineptes, a trouvé la solution en recyclant ses plus gros succès (Rambo, Rocky) puis carrément en recyclant une époque, celle des Dolph Lundgren, Mickey Rourke, et autres Jean-Claude Van Damme, c’est à dire un temps qui flairait bon la tatane dans la gueule et la fête de fin de tournage dans une villa de Beverly Hills qui se termine à 10h du matin, le nez rempli de poudre et un mannequin dans chaque bras.

Escape Plan

Un problème ?

Aujourd’hui donc, on passe à l’étape suivante de ce retour aux sources version papys, en collant à l’affiche du même film les deux légendes des vidéos clubs. Et ce avant que Stallone ne fasse pire, avec un nouveau concept : le recyclage-intergenerationnel-intra-thématique-cross-genre-pro-cash-machine : un film de boxe entre Rocky et Raging Bull. Oui oui.
Que vaut donc ce Evasion qui aurait été aussi attendu en 1992 qu’un Batman de Chris Nolan dans les années 2010 ?

C’est pas que des conneries ce que je vous raconte hein !

Ne nous mentons pas, le principal intérêt du film est de retrouver nos deux héros des soirées K7 entre amis de notre adolescence. Le duel tient-il ses promesses ? Oui, si on considère l’âge des deux acteurs, 66 et 67 ans (je vous laisse retrouver qui est l’aîné. Un indice : il n’a, a priori, pas eu d’enfants avec sa femme de ménage.).
Le film troque donc les bonnes grosses bagarres (il y en a tout de même quelques unes, je vous rassure) contre des scènes de poursuite plutôt bonnes, un nombre de dialogue à la limite du cahier des charges (plus aurait été too much), et un rythme qui fonctionne bien.

Evasion est un film de prison, niche des films d’actions d’antan (Fortress, ou Haute Sécurité déjà avec Stallone), et respecte donc les codes du genre : le directeur machiavelique (Jim Caviezel, qu’on ne voit plus beaucoup depuis qu’il a joué Jésus), le maton toujours partant pour une bonne ratonnade (Vinnie Jones, acteur trop rare à l’écran), le gentil médecin qu’on se demande ce qu’il fait dans cette prison de fous (Sam Neill, qu’on se demande aussi pourquoi il est dans ce film, mais bon), l’ennemi qui devient ami et qui se sacrifie, etc.. Le scénario a la bonne idée de ne pas chercher à aller au-delà de ce qu’on attend de lui, c’est à dire à nous divertir et nous montrer que Stallone et Schwarzy n’ont pas besoin de viagra pour en avoir encore dans le pantalon. Ils se font plaisir et ils n’ont plus rien à prouver, ne leur en voulons donc pas de ne plus tourner dans les films qui finissent numéro un au box-office.

Un film qui divertit, sans chercher à aller plus loin et qui remplit donc sa mission. Ne cherchez pas trop loin la cohérence de certaines scènes : de toute façon, qui pourrait croire qu’un papy de 67 ans pourrait rentrer dans une prison de haute sécurité et survivre plus de 3 jours ?

Bande annonce du fan club français de Sylvester Stallone : 

Evasion
De Michael Hafstrom
Avec Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone, Sam Neill, Jim Caviezel, Vinnie Jones, 50 Cent
Sortie le 13 novembre 2013
Distribué par SND

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2 réflexions sur “Evasion, papy fait de la résistance

  1. Ce film est superbe! quel plaisir de revoir nos héros d’enfance ensemble dans un même film! Un film thriller-action-avec une touche de comédie parfois dans les échanges (dialogues), vraiment un bon moment, TOUTE la salle de cinéma où je l’ai vu était conquise! Pour ma part, je remet ça ce week-end!

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