Journal de Cannes – Day 9

Cette année encore, nous vous ferons vivre le Festival de l’intérieur, en tenant un journal de nos aventures : les films, les rencontres, les émotions, les coups de fatigue.. Avec notre palmarès évolutif et quelques statistiques sur notre Quinzaine sur la Croisette. Plongez dans le quotidien d’un blogueur à Cannes!

The Immigrant Cannes 2013

Gray, Cotillard (magnifique) et Renner lors de la montée des Marches de The Immigrant

Petit fail au réveil : j’avais baissé le son de mon portable au maximum, ce qui fait que je n’ai pas entendu la sonnerie.. Il est donc 7h30 quand j’ouvre les yeux. The Immigrant, le film très attendu de James Gray, commence à 8h30. J’ai gardé un œuf sur le plat et du bacon d’hier soir dans le frigo pour me faire enfin un semblant de petit déjeuner qui tienne au corps, je commence à voir ce doux rêve s’éloigner. Finalement, je le mange quand même, me disant que de toute façon je devrai passer dans la file des dernières minutes, et que donc le film commencera à 9h.
Et effectivement, je réussi à 1/me lever 2/manger mon œuf et mon bacon 3/ne pas oublier mes affaires 4/descendre en ville, et 5/ me retrouver dans la file des dernières minutes à 8h15, relax. On se retrouve en salle du 60e, et la projo démarre à 9h.

Film 20
The Immigrant
De James Gray
Compétition Officielle

The Immigrant cannes 2013

Photo du film, qui n’a pas encore d’affiche

J’attendais James Gray, cinéaste rare (c’est seulement son 5e film en 20 ans ) mais aux œuvres toujours affutées (les deux derniers en date, Two Lovers et We Own The Night, étaient exceptionnels).

Et bien pas de bol, The Immigrant est son film le plus ennuyeux. Attention, un petit James Gray reste quelque chose qui se regarde sans aucun problème. Mais on se retrouve ici face à une histoire d’amour torturée, une mise en scène sombre qui n’élève pas le récit, et ce malgré des acteurs qui restent pertinents. Jeremy Renner est vivifiant en magicien fripon et virevoltant, tandis que Marion Cotillard rattrape sa performance transparente de Blood Ties en incarnant avec une sobriété teintée de force cette immigrée Polonaise objet de tous les désirs. Joaquin Phoenix par contre en fait encore une fois un peu trop (remember The Master, où il avait vraiment chargé la mule).

Petite année donc pour le réalisateur Américain, qui a également signé le scénario du très moyen Blood Ties, de son ami Guillaume Canet.

STeven Spielberg, Cannes 2013

Avec tout ça, j’ai oublié de vous dire que j’ai vu le dos de Steven en trainant autour du Palais

Se lever en retard le matin, ça nous fait passer à la séance de 9h, ce qui fait que l’on sort à 11h alors que la séance suivante est à 11h30. Je ne prends donc pas le risque d’aller essayer de quêter une invitation devant le Palais, et je me réfugie une nouvelle fois dans la file des dernières minutes. Selon mes calculs, le film d’Arnaud des Pallières, Michael Kohlhaas, avec Mads Mikkelsen, ne devrait pas attirer les foules, et donc on devrait pouvoir y rentrer assez facilement. Bingo, je rentre tranquille 10 minutes avant le début du film, et je rejoins les potos Chroniques du Canapé Intergalactique et Chroniques de Cliffhanger dans la salle.

Film 21
Michael Kohlhaas
D’Arnaud des Pallières
Compétition Officielle

Michael Kohlhaas poster Cannes 2013

Michael Kohlhaas, un Mads Mikkelsen magnétique

On ne connait pas Arnaud Des Pallières, qui adapte ici un roman médiéval arride avec l’acteur Danois Mads Mikkelsen. Michael Kohlaas est un éleveur de chevaux qui en appel à la justice après avoir été spolié par le baron local. Mais les choses s’enveniment, et sa femme adorée est assassinée. Il se retournera contre son seigneur, et mènera une révolte pour que la justice triomphe.

Mads Mikkelsen

Mads, ce BG charismatique

Seul contre tous, physiquement et moralement inamovible, Mads Mikkelsen, le Prix d’Interprétation 2012 confirme s’il en était besoin que son charisme est unique dans le cinéma mondial. Un film âpre, rugueux, tranchant, tant dans sa construction, son montage que ses décors et ses personnages. Une œuvre contemplative également, qui prend son temps, nécessairement. Ce qui est loin d’être désagréable, à une époque où tout va très vite. Et après presque 10 jours de Festival de Cannes menés tambour battant.

Mission du jour accomplie, on a vu les deux films de la Sélection. Il est 13h30, le prochain film intéressant de la journée est à 20h (Lucky Luciano à Cannes Classiques). Pour la première fois depuis le début du Festival, on sent la pression retomber. Avec les compères blogueurs, on prend donc le temps d’aller manger tranquillement sans avoir à se précipiter de l’heure pour la séance suivante. Il est tôt, nous ne sommes pas obligés d’aller rédiger dans la minute.
Je me mets devant mon ordinateur tranquillement vers 16h, en prenant un peu des nouvelles du monde, qu’on ne suit pas beaucoup dans le maelstrom de la Croisette.

Giorgio Cloonezzi

Giorgio Cloonezzi en photo sur ma boîte à pizza

Finalement, quand arrive 20h, je n’ai plus vraiment envie de me relancer dans une projection. Surtout, j’avoue ne pas cracher sur une première soirée off depuis plus d’une semaine, et d’enfin aller manger la pizza, dont je rêve  depuis mon arrivée à Cannes.

Demain les deux dernières projections de la Compétition, et, pourquoi pas, Kim Novak pour la projection exceptionnelle de Vertigo..

 —

Palmarès évolutif :

Palme d’or : La Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche

(La Palme d’Or ne peut pas recevoir d’autres prix. Normalement)

Grand Prix du Jury : Behind The Candelabra, de Steven Soderberg

Prix de la Mise en Scène : Joel et Ethan Coen, Inside Llewyn Davis

-Prix d’interpréation Féminine : Marina Vacht, Jeune et Jolie

-Prix d’Interpréation Masculine : Michael DouglasBehind The Candelabra

-Prix du Scénario : Asghar FARHADI (nous rajouterons son traducteur) pour Le Passé

Caméra d’Or : Fruitvale Station, de Ryan Coogler.

Croûte d’or (= Film le plus mauvais) Héli, d’Amat Escalante

Statistiques Cannoises :

Films vus du jour : 2

Films vus total : 21

Soirées Cannoises : 2

Montée des Marches : 1

Critiques en retard : beaucoup

Sommeil en retard (sur une moyenne de 7h par nuit) : trop

A demain!

 

 

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