Journal de Cannes – Day 4

Cette année encore, nous vous ferons vivre le Festival de l’intérieur, en tenant un journal de nos aventures : les films, les rencontres, les émotions, les coups de fatigue.. Avec notre palmarès évolutif et quelques statistiques sur notre Quinzaine sur la Croisette. Plongez dans le quotidien d’un blogueur à Cannes!

Inside llewyn Davis Cannes 2013

L’équipe du film Inside llewyn Davis en haut des Marches du Festival

On commence à bien sentir la fatigue, mais c’est là la dure vie du festivalier! Au moins aujourd’hui le temps est-il a peu près potable (=il y a beaucoup de vent mais il ne pleut plus). On descend donc rapidement en ville, pour récupérer une place pour le film Néerlandais Borgman, à propos duquel nous n’avons pas lu une ligne. Ce sera donc une surprise totale.
Film 9 
Borgman
D’Alex Van Warmerdam
Compétition Officielle

Borgman, d’Alex Van Warmerdam

Alors comment vous dire? Borgman est un film ovni, dont il est très compliqué de vous raconter l’histoire. En gros, une sorte de clochard, pourchassé par trois hommes armés, dont un prêtre, se réfugie chez une famille aisée, aidé par la maîtresse de maison, qui semble avoir un faible pour lui. À partir de là, il commence peu à peu à s’imposer aux enfants et à la nounou, aidé par quatre acolytes, qui n’hésitent pas à tuer pour arriver à leurs fins. Fins dont on ne comprendra jamais réellement la nature.
Borgman Cannes 2013

Un clochard un peu particulier

Film très drôle, parfois à la limite de l’expérimental, mais encadré par une mise en scène fluide et très accessible, on y rit beaucoup. Et on passe tout le film à se demander où l’on va, entre thriller, magie, SF, conte.. Un film énigme, où brillent les acteurs Néerlandais. Avec une deuxième moitié un peu plus brouillonne que la première heure, bien plus interessante.
Alors que l’on essaie encore de comprendre ce à quoi l’on vient d’assister, on se plonge dans la guerre qui fait rage devant le Palais pour tenter de récupérer une invitation pour le film des frères Coen, Inside Llewyn Davis. On sait que les séances presse de la veille ont été prise d’assaut, et les critiques sur cette oeuvre sont très positives. Tout est donc réuni pour un fail en règle, c’est à dire pas d’invitation pour le voir. Pourtant, après quelques minutes de quête, je parviens, ô divine surprise, à récupérer un billet. Me voici donc parti pour assister aux tribulations de ce chanteur folk dans le New York des années 60.
Film 10
Inside Llewyn Davis
De Joel et Ethan Coen
Compétition Officielle
Inside Llewyn Davis  Cannes 2013

Inside Llewyn Davis

Une fois de plus, Joel et Ethan Coen nous offrent une pépite de mise en scène, une galerie euphorisante de personnages tous plus truculents les uns que les autres (mention au toujours excellent John Goodman, hilarant en pipelette boiteuse). On reste scotchés par l’interprétation au cordeau du nouveau venu Oscar Isaak, intense et profond. Le film est un paradoxe, déprimant sur le fond mais extrêmement drôle et plaisant sur la forme. Un quatrième prix de la mise en scène pour le duo? Ça n’est pas exclu! 
 
On sort enchanté de la matinée, avec le sentiment du devoir accompli, puisque les deux films de la compétition officielle du jour sont vus. Aussi je me planifie un après-midi pour rédiger les articles en retard.
Cannes, c'est quand même plus agréable au soleil !

Cannes, c’est quand même plus agréable au soleil !

Seulement le Festival est aussi l’occasion de retrouver des collègues, amis et connaissances. Je passe donc pas mal de temps à boire des verres avec des amis cinéphiles. Et il est déjà 17h lorsque je me dis qu’il est temps de travailler un petit peu, surtout que j’ambitionne de rattraper Grand Central, de Rebecca Zlotowski, à propos duquel la presse est très bonne, le soir à 21h30. Une copine me propose de le prêter pour la fin de la journée sa chambre d’hôtel pour Travailler tranquillement. Elle est installée au Martinez, je ne me fait pas prier.
Je suis plus fatigué que je ne l’aurais cru, car je ne parviens pas a me concentrer sur ce que j’écris, résultat, je vais bien moins vite que d’habitude, et ne peux terminer les deux dernières critiques que je voulais faire. À cela s’en ajouteront plusieurs demain. Je ne me lance donc pas dans la projection de Grand central, tant pis.  Au final, jusqu’ici tout va bien, je suis à l’heure sur la Compétition Officielle mais ça commence à être la course!
À demain, pour un bon programme : le film de Guillaume Canet, et deux films de la Compétition!

Palmarès évolutif :

Prix de la Mise en Scène : Joel et Ethan Coen, Inside Llewyn Davis

Grand Prix du Jury : Inside Llewyn Davis, de Joel et Ethan Coen

-Prix d’interpréation Féminine : Marina Vacht, Jeune et Jolie

-Prix d’interpréation Masculine : Ali Mosaffa, Le Passé

-Prix du Scénario : Asghar FARHADI (nous rajouterons son traducteur) pour Le Passé

Caméra d’Or : Fruitvale Station, de Ryan Coogler.

Croûte d’or (= Film le plus mauvais) Héli, d’Amat Escalante

Statistiques Cannoises :

Films vus du jour : 2

Films vus total : 10

Soirées Cannoises : 0

Montée des Marches : 0

Critiques en retard : 3

Sommeil en retard (sur une moyenne de 7h par nuit) : 8

A demain!

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