Journal de Cannes – Day 3

Cette année encore, nous vous ferons vivre le Festival de l’intérieur, en tenant un journal de nos aventures : les films, les rencontres, les émotions, les coups de fatigue.. Avec notre palmarès évolutif et quelques statistiques sur notre Quinzaine sur la Croisette. Plongez dans le quotidien d’un blogueur à Cannes!

Jimmy P. Cannes 2013

L’équipe de Jimmy P., le film d’Arnaud Desplechin

Le troisième jour à Cannes démarre comme les deux précédents, avec un réveil pas folichon folichon. Pour rajouter une difficulté, il fait un temps plus que dégueulasse. Parapluie en main, K-way sur le dos, je descends devant le Palais, afin de récupérer une invitation pour le film d’Arnaud Desplechin, Jimmy P. (Psychothérapie d’un indien des plaines), en Compétition. Alors que les journées précédentes, ma bonne étoile faisait en sorte de ne pas me faire attendre plus de deux minutes, j’en mets cette fois-ci 45 pour obtenir le précieux sésame. Sous une averse comme je n’en avais jamais vu sur le tapis rouge (j’apprendrai plus tard qu’il est tombé en une journée ce qu’il tombe habituellement en un mois). Chaussures trempées, je rentre dans le Grand Théâtre Lumière climatisé. Prévoyant, j’avais une deuxième paire de chaussette dans mon sac, que je m’empresse d’enfiler le temps de la séance, afin de ne pas mourir d’une pneumonie avant d’avoir pu découvrir la Palme d’or 2013.

Grosse douche aujourd'hui

Grosse douche aujourd’hui

Film 6
Jimmy P. (Psychothérapie d’un indien des plaines)
D’Arnaud Desplechin
Compétition Officielle

Jimmy p

Un film qui se faisait attendre pour la confrontation entre Del Toro et Amalric, sous la caméra d’un Arnaud Desplechin qui s’évade le temps d’un film aux Etats-Unis. Au final, un film à la fois original dans son sujet, mais classique dans sa mise en scène. De la rencontre, Del Toro vole largement la vedette à un Amalric dont le rôle traîne quelques casseroles (notamment l’accent prrrrrrononcé, qui choque dès les premières secondes).

A la sortie, après avoir rechaussé mes chaussures-éponges, retour devant le palais, où les places pour le Tel Père Tel Fils du Japonais Hirokazu Kore-Eda sont plus rapides à obtenir.

Film 7
Tel Père, Tel Fils
D’Hirokazu Kore-Eda
Compétition Officielle

tel Pere tel fils cannes 2013

Tel Père Tel Fils, Hirokazu Kore-Eda

J’étais très curieux de ce film, dont les premier retours étaient très positifs. Le film a un point de départ déjà vu : deux familles radicalement différentes apprennent six ans plus tard que leurs deux bébés ont été échangés à la naissances, et décident de procéder à un échange des enfants.
Kore-Eda désamorce tous les pièges posés sur sa route (l’opposition riche/pauvre ou le drame pourtant facile à amener) par un humour désarçonnant,un sens du cadre travaillé, et une mise en scène douce et fluide. Le casting est exceptionnel : les enfants sont d’un naturel confondant, à se demander s’ils ne sont pas les stars de la Croisette cette année, les deux épouses sont sublimes (Yoko Maki et Lily Franky (!)), et l’acteur principal Masaharu Fukutama, incarnant le père  de l’une des familles, est un modèle de rigidité et de crispation qui se fissure petit à petit, la situation le faisant vaciller sur ses certitudes. Une très bonne surprise, qui pourrait fort bien se voir gratifier d’un Grand Prix du Jury!

Les rendez-vous de la Compétition Officielle pour la journée sont terminés. Les pieds trempés jusqu’au milieu des tibias, je n’ai pas d’autre choix que de rentrer à la maison essayer de faire sécher tout cela, et pourquoi pas dormir un peu, le froid et la pluie entamant rapidement le capital d’énergie déjà pas glorieux qu’une succession de courtes nuit me laisse.

Un repas chaud et une micro sieste te requinquent un homme. Mes hôtes plus que sympathique me prêtent une paire de chaussure qui ne craint pas l’eau (note pour moi-même : en prendre une paire l’année prochaine) et me voilà reparti au front. Je retrouve une copine qui est venu travailler/regarder des films, direction la Quinzaine des Réalisateurs, pour le documentaire Jodorowski’s Dune, dont j’attends beaucoup!

Film 8
Jodorowski’s Dune
Documentaire de Franck Pavich
La Quinzaine des Réalisateurs

Alexandre Jodorowski Dune Cannes

Ce documentaire, qui faisait parti de nos films les plus attendu de cette année, est jouissif! La personnalité de Jodorowski, toujours en forme malgré ses 84 printemps, les intervenants tous plus passionnants les uns que les autres, le ton relax et détendu des propos, l’incroyable histoire de ce film qui ne se fera jamais.. Un moment de pur bonheur, ponctué de beaucoup de rire, et d’émotion pour le réalisateur, Franck Pavich, présent dans la salle. Il a répondu à quelques questions de la salle, notamment en expliquant que selon lui, le film Dune de Jodorowski a peut-être plus de valeur à l’état de projet qu’en ayant été réalisé.
Il est tout de même intéressant de se rendre compte de l’influence que celui-ci a eu sur le monde du cinéma de Science-fiction sans qu’aucune image n’ai té jamais été tourné.. De là à dire que s’il avait été fait, Georges Lucas n’aurait jamais fait la plus grande saga que le Cinéma ait connu, Star wars, il n’y a qu’un pas..

La soirée est déjà bien entamée après la projection. Un restaurant (où nous croisons l’équipe du petit Journal) et une tentative vite interrompue par la pluie pour se rendre à l’une des soirées de la plage de Cannes, et il est l’heure de rentrer se « reposer » pour la journée du lendemain. A demain, pour quelques grands moment de cinéma, avec Borgman et Inside Llewyn Davis, des frères Coen!

Palmarès évolutif :

-Prix d’interpréation Féminine : Marina Vacht, Jeune et Jolie

-Prix d’interpréation Masculine : Ali Mosaffa, Le Passé

-Prix du Scénario : Asghar FARHADI (nous rajouterons son traducteur) pour Le Passé

Caméra d’Or : Fruitvale Station, de Ryan Coogler.

Croûte d’or (= Film le plus mauvais) Héli, d’Amat Escalante

Statistiques Cannoises :

Films vus du jour : 3

Films vus total : 8

Soirées Cannoises : 0

Montée des Marches : 0

Critiques en retard : 2

Sommeil en retard (sur une moyenne de 7h par nuit) : 7

A demain!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s