Skyfall : James Bond is back.

L’agent 007 est en mission en Turquie pour récupérer un disque dur contenant la liste complète des agents de l’OTAN infiltrés dans les groupes terroristes à travers le monde. Mais l’opération tourne mal, et James Bond est porté disparu. C’est le moment que choisi un mystérieux terroriste pour pirater le système informatique du MI6 et faire sauter le bureau de M. Pour enfoncer le clou, cette dernière se retrouve accusée par le gouvernement Britannique de mauvaise gestion, et poussée vers une retraite anticipée. Que va pouvoir faire James Bond, qui a certes survécu à ses blessures, mais a sombré dans l’alcool et les médicaments?

Skyfall marque la 23e aventure de l’agent Britannique au cinéma

50 ans et toutes ses dents

Cette année, nous l’aurons suffisamment entendu, nous fêtons les 50 ans des aventures de l’espion britannique au cinéma. Pour cela, la MGM et la famille Broccoli, détentrice des droits, a décidé de marquer le coup : 150 millions de dollars de budget,et un réalisateur réputé à la barre, Sam Mendes, ramené sur le projet par Daniel Craig.

Sam Mendes et Daniel Craig sur le tournage.

Cerise sur le gâteau, la production a décidé de rappeler au monde l’origine britannique de l’espion. C’est donc Adèle à la BO, c’est à Londres que se déroule une grande partie de l’intrigue, et en Ecosse que tout finit… ou tout commence! Car avant tout, Skyfall est un hommage de Bond à 007, où les références au mythe de la saga sont légions. Le danger de ce genre d’exercice était de s’enfermer dans l’auto-citation et la redite.

L’homme à la caméra d’or

Mais Mendes n’est pas manchot, loin s’en faut, et l’écueil est largement évité. Le film est une franche réussite, forcément meilleure que le passable Quantum of Solace, mais pourtant un poil en-dessous de l’indépassable Casino Royal. Sam Mendes apporte avec talent sa touche à la saga : jamais un film de 007 n’aura été aussi beau et maitrisé, et le travail photographique de Roger Deakins mériterais presque un Oscar. Le réalisateur d’American Beauty et de Jarhead a tenu à soigner le scénario, et force est de constater que celui-ci est au cordeau, et trouve un juste équilibre entre des scènes d’actions plus travaillées qu’à l’ordinaire (et dans ce sens moins « bourrines ») et une intrigue solide. Sans oublier les nombreux hommages à la mythologie Bondienne, parfaitement intégrés à une histoire qui érige  l’humour So British en règle d’or.

Les James Bond GIrls font un passage anecdotique dans le film..

La direction d’acteur est l’autre excellente nouvelle du film. Daniel Craig et Judi Dench n’ont jamais été aussi vrais et torturés dans leurs rôle respectifs de James et de M. La relation presque mère/fils qui les lie atteint ici des sommets, sur lesquels Mendes surfe avec une tendresse étonnante pour un film d’espionnage. Ben Wishaw (Le Parfum) impose d’emblée un Q charismatique,  qui n’a jamais paru si jeune et qui maitrise désormais aussi bien les ordinateurs que les gadgets. Ralph Fiennes est comme toujours parfait, dans le rôle délicat de Gareth Malloy, supérieur hiérarchique de M, tiraillé entre la Ministre dont il dépend et sa compréhension de la nécessité des sacrifices pour la défense de la patrie.

Une scène d’introduction que vous n’oublierez pas!

Mais surtout, et cela devient une remarquable habitude, Javier Bardem impressionne dans le rôle du méchant Raoul Silva, dont on ne vous dira rien pour vous réserver la surprise. Sachez juste que son interpétation est aussi intense que son rôle d’assassin sans pitié qui lui avait valu un oscar dans No Country For Old Men, même si son rôle perd de sa superbe dans la deuxième moitié du film. 

James Bond devient un adulte

A peine pourrais-t-on tiquer sur la longueur de certains passages, parfois trop longs entre deux scènes d’actions. Scènes d’actions dont on apprécie beaucoup plus la beauté plastique et la maitrise visuelle que l’originalité. C’est surtout sur ce point que Mendes ne fait pas le poids face au Casino Royal de Martin Campbell, dont la scène d’ouverture, une course poursuite de folie entre une arène, une chantier, une grue et une ambassade, ne sera probablement jamais surclassée dans les Bond à venir.

Les scènes à Shanghai et Macao sont les plus belles de la série.

Campbell avait en effet imposé un nouveau cahier des charges de l’action, modernes et nerveux qui sortaient de l’ordinaire Bondien, que Skyfall se permet de ramener dans la tradition de la saga. La fin du film nous offre un retour aux origines, dont les deux précédents films nous avaient , un temps, éloignés. Pour le demi-siècle de l’espion le plus célèbre du monde, on boucle la boucle, en fermant la parenthèse  « prequel »qu’avait ouvert Casino Royal. Skyfall s’impose comme le nouveau mètre-étalon des films à venir, qui seront forcément inscrits dans les codes de la saga.

Skyfall est donc une œuvre d’une maitrise folle, qui a su très intelligemment se placer comme une pierre angulaire entre l’héritage imposant du demi-siècle passé, et les 50 ans de Bond à venir.. En ce moment sur les écrans : 

Publicités

3 réflexions sur “Skyfall : James Bond is back.

  1. Ping: Oscars 2013 : Les Nominations « cinemoustache

  2. Ping: Notre palmarès pour les Oscars 2013 | cinemoustache

  3. Ping: Le palmarès des blogueurs cinéma : les HIMYB Awards 2013 | cinemoustache

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s