C’est l’heure de la récré !

Avez-vous déjà vu 11 musiciens jouer sur une scène de 10 mètres carrés ? Et bien moi oui, pas plus tard que ce mois-ci au Trabendo.  Et les trublions en question c’est Edward Sharpe and the Magnetics Zeros. Un joyeux bordel mi-folk, mi-tribal.

Ed Sharpe, c’est un groupe de hippies californiens au capital sympathie sans limite.  Sur scène, leur espace vital a beau se réduire comme peau de chagrin, les musiciens s’amusent et jouent comme de grands enfants. Quel bonheur sincère de voir des musiciens de talent  prendre un tel plaisir à jouer. Et croyez-moi, leur bonne humeur est communicative. Il m’a suffit de faire un rapide tour visuel de mes voisins pour m’apercevoir que je n’étais pas la seule à sourire béatement. Ed Sharpe c’est un peu comme un petit joint léger, un rayon de soleil en fin de journée, une pluie de confettis : une drogue douce qui vous enivre.

Pendant qu’on sourit donc à s’en décrocher la mâchoire, eux ils jouent et plutôt bien. Cuivres, guitares, accordéons, violons, piano et percussions forment un tout jovial et puissant. Alex Ebert, chanteur ultra charismatique de la troupe, incarne à merveille Edward Sharpe, figure messianique descendue sur Terre pour sauver les Hommes qui se détourne de son but initial pour tomber amoureux…de Jade Castrinos, l’autre voix du groupe. Un duo affectueux et joyeux qui n’hésite pas à montrer au public tout l’amour qu’ils se portent. Une grande famille donc dont ils seraient un peu le papa et la maman. Mais loin de se poser en leaders tout puissants, le couple laisse à chacun sa place et de fait, tout le monde y va de son petit morceau personnel et accède ainsi à son quart d’heure de gloire.

Du coup, Alex en profite pour s’immerger dans la fosse, danser avec le public et partager avec lui un maximum d’énergie positive. Pas de setlist mais une totale improvisation dont le public est maître : à lui de choisir quel titre lui fera plaisir. Et malgré un mauvais rhume, Alex donne tout avec générosité. Aussi bien sur les titres phares tels que « Home »,  « 40 Day Dream » ou « Jangling », perles du premier album « Up from Below » sorti en 2009, que sur des nouveaux titres au fort potentiel issus de leur deuxième album « Here » sorti en mai dernier (« That’s What’s Up » ou «  Fiya Wata »).

Un immense moment de communion sincère, une grande récréation inoubliable avec tous nos copains public et musiciens. Une grosse dose d’amour et d’amitié qui donnerait presque envie de troquer ses chocó BN contre une place dans la troupe. Une perle, une vraie, en live comme à la maison.

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