Rover ou l’errance magnifique

Soyons francs, Rover ce n’est clairement pas le mec sur qui on se retourne dans la rue. Immense, trapu et roux pour couronner le tout ! Mais il suffit de l’écouter chanter pour avoir envie de lui faire de gros câlins, voire même des petits bisous.

Timothée Regnier, de son vrai nom, est avant tout un globe trotter.  Monsieur a vécu à New York ou il a côtoyé les White Stripes, puis trois ans à Beyrouth avec son frère. Une malencontreuse histoire de visa l’oblige à revenir parmi nous, pour notre plus grand bonheur. Dans une maison de Normandie délabrée, Rover s’enferme seul pendant plusieurs semaines. Il convoque alors tous ses dieux et modèles : Bowie, Gainsbourg, Les Beatles…et entourés d’une myriade d’instruments, il se met à composer. Autodidacte,  Rover compose, interprète et enregistre tous les instruments et toutes les voix de son premier album. Il suffira de Samy Osta pour le réaliser et de Wagram pour le produire.

De tous ses voyages, de toutes ses vies et influences variées, Rover tire le meilleur.  Des chansons cosmopolites et puissantes qui laissent transparaitre sa forte personnalité. Ce qui frappe, au delà du physique hors du commun entre bête et dandy, c’est la voix. Une voix simplement folle à faire pâlir Céline Dion et autre Mariah Carey. A l’écoute d’ »Aqualast », premier titre de son opus, elles n’auront qu’une envie : se rhabiller. Une voix capable de faire le grand écart. Rauque et ombrageuse, aiguë et  limpide, une voix féline qui sert une palette infinie de nuances et de sentiments. Certaines introductions à la guitare ne manqueront pas de vous rappeler un certain Jeff Buckley…C’est le cas sur « Joy », qui vous fera frissonner à n’en pas douter.

De cet album se dégage une intensité rare, beaucoup de romantisme et énormément de d’élégance. Une finesse revigorante tant dans les textes puisque Rover est parfaitement bilingue (et ca fait du bien) que dans les mélodies léchées. Une voix céleste et lactée qui émeut et touche, notamment sur le titre « Lou ».

To rove, en anglais c’est « errer ». S’il y a un lien,  je n’en sais rien. En tout cas, je prie pour qu’il ne retrouve jamais son chemin et qu’il continue ainsi à nous livrer de purs joyaux musicaux. Un géant tant par la taille que par le talent. Un crooner romantique, un rocker sensible, un artiste intense et infini dont on ne se lassera pas, c’est Bibi qui vous le dit !

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