Journal de Cannes : Jour 5

10h : La soirée a été longue, et il est bien légitime de s’octroyer un peu de repos, sous risque de rien ne rien comprendre aux films de la journée. Après moult hésitations entre Confession d’un Enfant du Siècle à 14h et Amour à 15h, je décide de me lancer pour le Haneke. D’ici là, je rattrape mon retard d’écriture pour la journée 4.

 

Riva, Haneke, Huppert et Trintignant sur les Marches

La montée des Marches de l’équipe, autour de Michael Haneke

14h45 : Après une quête efficace de ticket sous une pluie battante, trouvé en 2 mn chrono, je me retrouve dans la salle, prêt a voir ce que le Palmé Autrichien nous réserve. Je suis curieux de retrouver Jean-Louis Trintignant après un break de 10 ans, depuis Janis et John, dans lequel jouais sa fille Marie. La lumière s’éteint, et c’est parti pour 2h dans le petit appartement Parisien du couple qu’il forme avec Emanuelle Riva.

17h : Pas de déception, Haneke a encore réussi une belle oeuvre, principalement il est vrai en raison des deux acteurs, magistraux. Isabelle Huppert, qui joue la fille de ce couple pris dans les tourments de la vieillesse, apporte également sa modeste pierre à l’édifice, dans les quelques scènes où on l’aperçoit.

Je suis encore une fois confronté à une journée compliquée en terme d’horaire de séances. Rien de transcendant en effet jusqu’à 22h30, heure de projection de The Hunt, le Vinterberg cru 2012, avec le grand Mads Mikkelsen. Un petit café/bagel avec des compagnons de route, avant de me tenter un film de la sélection Cannes Classics.

 


J’essaie tant que je peux de varier les sections, et il s’avère que le documentaire consacré à Jerry Lewis, Method to The Madness of Jerry Lewis, a l’air assez savoureux, ne serait-ce que pour le showman extraordinaire et éternel qu’est le partenaire de feu Dean Martin. Je découvre pour l’occasion un nouvel endroit, la salle Buñuel, au 5e étage du Palais. Belle salle, mais les places aux extrémités sont vraiment loin de l’écran!

Thierry Frémaux, partout.

L’omnipotent Thierry Fremeaux (toujours en smoking, et qui se déplace probablement en JetPack pendant le festival, tant il est partout) est encore là pour nous introduire l’équipe du film, ainsi que le réalisateur Américain de ce film de près de 2h, Gregg Barson. Ce dernier ne semble pas avoir compris que la projection a déjà pris du retard, en raison des intempéries qui secouent la Croisette, et s’évertue à remercier l’ensemble du générique de son documentaire, avec une joie toute communicative il est vrai. Mais moi qui allait déjà être tout juste pour récupérer une invitation pour The Hunt, je vais devoir sortir avant la fin de la projection. Avec 25 minutes de retard, la projection commence..

21h45 : Quel bon moment que cette séance! Régulièrement, les facéties de Lewis à l’écran ont été copieusement applaudies par une salles conquise! Sans être exceptionnel, le documentaire est efficace, et donne surtout une furieuse envie de se refaire les films de Jerry Lewis, ce génie du rire!

Ce que je voyais du Tapis Rouge dans la queue

En attendant qu’une invitation ne tombe du ciel, je me retrouve sous la pluie battante du parvis du Palais, face à une forêt de parapluies! J’apprends alors que le toit de la salle du Soixantième s’est effondrée dans la journée, bouleversant par là le programme des projections! Esquivant les dangereuses baleines eborgneuses (un véritable sport dans ces situations!) je parviens, après une lutte acharnée avec les autres demandeurs d’invitations, à en obtenir une, et en orchestre SVP! Avec la belle montée des marches de la journée, je risque de me régaler!
C’est sans compter sur le léger détail de ma tenue. Bien plus fringants que toutes les personnes en smoking trempés (chemises blanches transparentes, chaussures noyées, décolletés humides, maquillages fébriles)il n’en reste pas moins que je ne possède pas de nœud papillon. Et sur ce détail Cannes ne pardonne pas! Ma chemise bleue et mon jean noir ne plaisent pas vraiment au videur.. Me retrouvant à 5 m de l’ensemble du casting qui se fait copieusement mitrailler par les paparazzis officiels, je suis recalé à l’entrée du Tapis Rouge! Pas moyen de parlementer dans cette atmosphère de fin du monde, et c’est tout penaud que j’entame mon long chemin pluvieux vers la maison..La soirée à la Villa Inrocks est annulé pour cause de cataclysme météo (j’ai récupère un pass ), je me console donc en me disant que la nuit au moins sera plus longue que d’habitude..

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