Aurore Boréale

Il en aura fallu du temps ! Alors qu’elle œuvre discrètement depuis 2003, Ane Brun commence à peine à pénétrer nos frontières. Pourtant son rayonnement n’a pas de limite. La grande princesse venue du froid a de quoi envoûter la Terre entière. D’autant que la belle est plutôt prolixe puisque 8 albumssont déjà à son actif.En plus d’être auteur-compositeur-interprète et guitariste, c’est également une incroyable vocaliste. Elle joue de sa voix en virtuose et use de son étrange tessiture intelligemment (« One Last Try »). Tantôt rauque et grave, tantôt étranglée et fragile mais toujours profonde, sa voix transporte et émeut parfois aux larmes (« Oh Love » et  « Dirty Windshield »). Un timbre très particulier qui balaye plusieurs gammes de couleurs et de sentiments non sans rappeler d’ailleurs une certaine Dolly Parton ou sa voisine Agnès Obel.

Ane a bien compris qu’il est inutile de s’époumoner (contrairement à Lara Fabian) : elle pose sa voix de fer sur des notes de velours. Mais ce qui plus que tout force le respect et donne des frissons, c’est la pureté de sa voix. Un éclat scandinave, une incroyable force tranquille.

C’est également dans ses textes que l’artiste se révèle. Harmoniques, universels ils touchent, interpellent et relèguent bien loin derrière toutes ses consœurs pop-folk. Non, Ane ne pense pas qu’à faire l’amour et la fête. C’est aussi une bosseuse qui a fondé et gère son propre label « Balloon Ranger Recordings » depuis 2001 et dont le professionnalisme se ressent aussi bien sur ses albums que sur scène.

Bien que norvégienne d’origine, c’est à Stockholm ou elle est installée qu’elle a trouvé l’inspiration. Des mélodies sophistiqués et engagées : simple ritournelle au piano, solo de guitare ou arrangement minimaliste et épuré, Ane ose tout ! Même les reprises en anglais du groupe Built to Spill ou de Cindy Lauper (« True Color ») d’ailleurs.  L’artiste  repousse même les frontières de l’audace en reprenant des standards de la chanson italienne ou espagnole dont « Alfonsina y El Mar » sur son dernier opus. Pas étonnant donc que Peter Gabriel, tout comme moi, soit tombé sous son charme. Et comme Ane est polyglotte il l’a conviée sur toutes les premières parties de sa tournée mondiale, rien que ça !

Huit merveilleux albums à découvrir et à écouter immodérément donc. Et pourquoi ne pas commencer par le dernier né « It All Starts with one » ?! Allez, un, deux, trois PLAY !

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Une réflexion sur “Aurore Boréale

  1. Ping: Tim & Jo ne font plus d’étincelles : Dark Shadows « cinemoustache

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